Ce que disent les données

2 mars 2026

En 2020, les Haïtiens consomment deux fois moins d'alcool que leurs voisins dominicains

Visuel sur la consommation d'alcool en Haïti

En 2020, la consommation annuelle d'alcool par habitant en Haïti était de 3,1 litres d'alcool pur, au même niveau que la Jamaïque, mais loin derrière Cuba (5,38 L) et la République Dominicaine (6,5 L), les pays voisins de la région.

Une grande baisse a été constatée autour de 2010, probablement liée au séisme de la même année, qui aurait eu des répercussions sur les circuits d'importation d'alcool, la production locale, et plus globalement le pouvoir d'achat des ménages haïtiens.

Il faut également préciser qu'une part significative de l'alcool consommé en Haïti échappe aux circuits formels : bière artisanale, clairin, spiritueux locaux et alcools traditionnels produits et échangés en dehors de tout enregistrement officiel.

Cet indicateur tente toutefois de neutraliser cet angle mort méthodologique en combinant la consommation enregistrée et une estimation de la consommation non enregistrée, calculée sur une moyenne de trois ans et ajustée pour les flux touristiques.

27 février 2026

De 2001 à 2024, le parc solaire haïtien peine à décoller

Analyse de la capacité solaire en Haïti

De 2001 à 2024, la capacité totale du parc solaire en Haïti a connu une évolution lente et modeste. Des améliorations ont été constatées notamment après 2010, ce qui peut être attribué aux initiatives humanitaires et aux projets d'aide internationale qui ont suivi le séisme dévastateur du 12 janvier 2010.

Pour un pays qui peine encore à couvrir ses besoins énergétiques de base, malgré un ensoleillement favorable tout au long de l'année, le potentiel solaire demeure largement inexploité.

20 février 2026

Production de riz en Haïti : que nous disent 60 ans de données ?

Visuel d’analyse sur la production de riz en Haïti

De 1961 à 2023, la production rizicole haïtienne a connu de profondes mutations, entre périodes de croissance portées par la vallée de l’Artibonite dans les années 1960 jusqu’au début des années 1980, la libéralisation brutale du marché dans les années 1990, les catastrophes naturelles à répétition, et l’absence de véritables politiques agricoles nationales.

Cette filière, qui était autrefois le pilier de l’alimentation locale, peine aujourd’hui à couvrir les besoins du pays.

13 février 2026

Haïti : l'accès aux combustibles propres pour la cuisine, un défi de santé publique majeur

Visuel d’analyse sur l’énergie de cuisson en Haïti

L'accès aux combustibles et technologies propres désigne la part de la population qui utilise principalement des sources d'énergie non polluantes pour cuisiner, se chauffer et s'éclairer. En 2023, à peine 4,5 % des Haïtiens avaient accès à ces combustibles propres pour la cuisson. Autrement dit, près de 95 % de la population haïtienne dépend encore du bois, du charbon de bois, des déchets agricoles et du fumier pour cuisiner au quotidien.

Ce recours massif aux combustibles solides constitue une grave menace pour la santé publique. Brûlés à l'intérieur des maisons, souvent dans des pièces peu aérées, ces combustibles produisent une pollution de l'air domestique particulièrement dangereuse.

Cette pollution silencieuse est pourtant mortelle : elle est directement liée à une hausse des décès par infections respiratoires aiguës, bronchopneumopathies chroniques obstructives, accidents vasculaires cérébraux, maladies coronariennes et cancer du poumon.

7 février 2026

La fracture numérique en Haïti : plus de 6 millions d'Haïtiens exclus du monde digital

Visuel d’analyse sur l’accès à Internet en Haïti

En 1990, pratiquement aucun Haïtien n’avait accès à Internet.

Trois décennies plus tard, en 2019, seulement 39,3 % de la population haïtienne utilisait Internet, soit à peine 4 personnes sur 10. Cela signifie que plus de 6 millions d’Haïtiens restaient exclus du monde numérique.

Cette fracture digitale limite l’accès à l’information, aux opportunités économiques et aux services essentiels. Dans un monde où la connectivité est devenue un moteur de développement, cette exclusion creuse davantage les inégalités et freine le potentiel du pays.