Le personnel des forces armées regroupe l'ensemble des militaires en service actif, incluant certaines forces paramilitaires susceptibles d'appuyer ou de remplacer l'armée régulière.
En 1989, le pays comptait environ 9 000 soldats actifs. Deux ans plus tard, le président Jean-Bertrand Aristide est renversé par un coup d'État militaire, sept mois à peine après son arrivée au pouvoir. À son retour d'exil en 1995, il démobilise officiellement les Forces Armées d'Haïti (FADH), institutions marquées par des décennies d'exactions et d'ingérence politique. Le vide sécuritaire est alors comblé par la Police Nationale et les forces internationales, notamment la MINUSTAH, mission de l'ONU présente pendant 13 ans.
En 2010, le séisme dévastateur frappe Haïti. Dans ce chaos, les derniers éléments résiduels des anciennes forces disparaissent des registres et l'indicateur tombe officiellement à zéro.
Puis en 2017, alors que les Casques bleus s'apprêtent à quitter le pays, Haïti amorce une reconstruction de son armée, 500 recrues, âgées de 18 à 25 ans, sélectionnées sur concours à Léogane. Une jeunesse désœuvrée, dans un pays frappé par le chômage endémique, qui voit là une chance de servir son pays.
En 2020, l'armée haïtienne compte 1 000 militaires. Un chiffre encore symbolique face aux défis sécuritaires actuels.
Source : The Military Balance — International Institute for Strategic Studies (2026), Banque mondiale. Données traitées et visualisées par Ayitistats.